Que faire et que voir au Panama? Ce petit pays coincé entre deux océans et deux continents concentre une diversité de paysages et d’expériences rarement réunie sur un territoire aussi compact. En quelques heures de route, on passe de la forêt tropicale aux plages caribéennes, des gratte-ciels de Panama City aux villages indigènes isolés. Voici les incontournables pour un premier voyage au Panama.

Panama City : ville moderne pleine de contrastes

On commence généralement un voyage au Panama par sa capitale. Panama City est une ville qui ne ressemble à aucune autre en Amérique centrale. La skyline moderne rivalise avec celles de Miami ou Singapour, tandis que le Casco Viejo rappelle l’époque coloniale.

Le Casco Viejo, classé UNESCO en 2003, s’explore à pied. Fondé en 1673 après la destruction de Panama Viejo par le pirate Henry Morgan, ce quartier colonial concentre églises baroques, places ombragées et façades colorées. La Plaza de la Independencia, la cathédrale métropolitaine et les balcons en fer forgé donnent le ton. Le soir, les toits-terrasses s’animent et offrent une vue imprenable sur la skyline moderne qui se dresse de l’autre côté de la baie.

À l’opposé, Panama Viejo expose les ruines de la première ville fondée en 1519 par les Espagnols. Première colonie européenne sur la côte pacifique, elle servait de point de transit pour l’or péruvien destiné à l’Espagne. Les vestiges de la tour de la cathédrale et des fortifications racontent cette histoire mouvementée.

Le Parc Métropolitain, poumon vert de 232 hectares en plein cœur de la ville, permet une première approche de la forêt tropicale. Les sentiers balisés traversent une jungle habitée par des paresseux, des agoutis et plus de 200 espèces d’oiseaux. Depuis la capitale, on accède facilement à ce parc en 20 minutes.

Le Canal de Panama : prouesse d'ingénierie

Impossible de visiter le Panama sans voir son canal. Cette voie maritime de 80 km relie l’océan Pacifique à l’océan Atlantique et reste l’une des plus grandes réalisations techniques du XXe siècle.

Les écluses de Miraflores, à 15 minutes de Panama City, offrent le meilleur point d’observation. On y voit les cargos monter ou descendre de 16 mètres grâce au système d’écluses, tractés par des locomotives. Le centre d’interprétation retrace l’histoire de la construction française puis américaine, les défis techniques et humains surmontés. Les passages de navires ont lieu principalement entre 7h-9h et 13h30-15h30.

Pour aller plus loin, une traversée partielle en bateau permet de passer les écluses de Pedro Miguel et de naviguer sur le lac Gatún, créé artificiellement pour alimenter le canal. L’expérience donne une autre perspective sur l’ampleur de l’ouvrage.

Forêts tropicales et observation animalière

Le Panama protège environ 33% de son territoire à travers 14 parcs nationaux. La forêt tropicale commence aux portes de Panama City.

Le Parc National Soberanía, à 25 km de la capitale, abrite plus de 500 espèces d’oiseaux. Le Pipeline Road, ancien chemin de service pétrolier transformé en sentier, est considéré comme l’un des meilleurs spots d’observation ornithologique au monde. Toucans, aras, motmots et trogons se laissent facilement photographier. Paresseux et singes hurleurs occupent la canopée.

Le Parc National Chagres permet de combiner nature et rencontre culturelle. On remonte la rivière Chagres en pirogue jusqu’aux villages Emberá, communautés indigènes qui maintiennent leurs traditions. Les visites se font avec respect : démonstrations artisanales, explications sur les plantes médicinales, danses traditionnelles. C’est une immersion authentique dans un mode de vie différent.

Bocas del Toro : ambiance caribéenne

Sur la côte Atlantique, l’archipel de Bocas del Toro change radicalement d’atmosphère. Ici, on parle anglais, on mange du rice and beans, et les maisons en bois colorées sur pilotis rappellent les Caraïbes.

Bocas Town, sur Isla Colón, sert de base pour explorer l’archipel. L’ambiance y est décontractée : bars de plage, écoles de plongée, restaurants de fruits de mer. Les déplacements entre îles se font en bateau-taxi.

Isla Bastimentos abrite des plages sauvages et le parc national marin. Red Frog Beach doit son nom aux petites grenouilles rouges endémiques. Cayo Zapatilla, deux îlots inhabités, offrent des plages de carte postale et du snorkeling dans des eaux cristallines parmi les tortues marines et les raies.

Les mangroves se découvrent en kayak. L’eau calme permet de glisser silencieusement entre les racines où se cachent paresseux, oiseaux et parfois des caïmans.

Îles San Blas : territoire Guna

L’archipel de San Blas (ou Guna Yala) est géré de manière autonome par le peuple Guna. Cette communauté indigène contrôle strictement l’accès et le développement touristique de ses 365 îlots.

Les îles offrent ce qu’on imagine du paradis tropical : plages de sable blanc, cocotiers, eaux turquoise. Mais c’est surtout la rencontre culturelle qui marque. Les Guna maintiennent leurs traditions, leur langue et leur artisanat textile, les célèbres molas, tissus décorés par superposition de couches colorées.

L’hébergement se fait dans des cabanes rustiques tenues par les familles Guna. L’électricité est limitée, l’eau douce rare. On vient ici pour déconnecter complètement et comprendre un mode de vie en équilibre avec l’environnement.

Boquete et les hautes terres

En altitude, dans la province de Chiriquí, Boquete offre un climat frais bienvenu après les chaleurs côtières. Cette région montagneuse produit l’un des meilleurs cafés au monde.

Les plantations de café se visitent. On y découvre la culture en altitude, la récolte manuelle, le traitement des grains. Les dégustations permettent de comprendre pourquoi le café géisha de Boquete se vend à prix d’or.

La forêt de nuages qui entoure Boquete abrite le quetzal resplendissant, oiseau mythique aux plumes vert émeraude et rouge. Les mois de février à mai offrent les meilleures chances d’observation.

Le volcan Barú (3 474 m), point culminant du Panama, se gravit pour les plus motivés. L’ascension démarre généralement vers minuit pour atteindre le sommet à l’aube. Par temps clair, on voit simultanément l’océan Pacifique et la mer des Caraïbes. Pour ceux qui préfèrent éviter la marche de nuit, des véhicules 4×4 montent jusqu’au sommet en 30 minutes.

Santa Catalina et le Parc National de Coiba

Sur la côte Pacifique, le village de pêcheurs de Santa Catalina attire surfeurs et plongeurs. Playa Estero convient aux débutants, tandis que La Punta réserve ses vagues puissantes aux surfeurs confirmés.

Santa Catalina sert surtout de porte d’entrée vers Coiba, classé UNESCO en 2005. Cette île, ancienne prison jusqu’en 2004, abrite maintenant l’un des écosystèmes marins les mieux préservés du Pacifique oriental. La plongée et le snorkeling y révèlent requins-baleines, raies mantas, bancs de poissons tropicaux et tortues marines. De juillet à octobre, les baleines à bosse viennent se reproduire dans ces eaux.

Péninsule d’Azuero : cœur des traditions

La péninsule d’Azuero représente le Panama traditionnel. Dans les provinces de Herrera et Los Santos, les fêtes folkloriques rythment l’année.

Las Tablas accueille le carnaval le plus réputé du pays. Pendant quatre jours en février, la ville se divise entre Calle Arriba et Calle Abajo, deux quartiers qui rivalisent en chars, costumes et reines. L’ambiance est intense, festive, typiquement panaméenne.

Guararé organise la Fiesta de la Mejorana (20-29 septembre), plus grand festival folklorique du pays. Danses traditionnelles, musique de tamborito, défilés en pollera – ce costume brodé qui nécessite jusqu’à deux ans de confection manuelle.

Les villages comme La Arena (poteries), Parita (église coloniale) et Chitré (musée régional) permettent de découvrir l’artisanat local et l’architecture coloniale préservée.

Côté nature, Pedasí sert de base pour explorer Isla Iguana (refuge marin avec récifs coralliens) et Isla Cañas (ponte de tortues marines de juillet à janvier). Playa Venao attire surfeurs et fêtards dans une baie bordée de sable volcanique noir.

El Valle de Antón : village dans un cratère

À deux heures de Panama City, El Valle de Antón occupe l’un des plus vastes cratères volcaniques habités au monde. Le climat y est tempéré toute l’année.

Le marché dominical vend fruits tropicaux, orchidées et artisanat local. Les sentiers mènent à plusieurs cascades dont El Chorro El Macho avec ses bassins naturels pour se baigner. La India Dormida offre une randonnée avec vue panoramique sur la vallée.

Les sources thermales permettent de se relaxer dans une eau à 38°C d’origine volcanique. Le petit zoo El Níspero recueille et soigne des animaux sauvages blessés : grenouilles dorées (espèce endémique et menacée), aigles harpies, jaguars.

Portobelo : fortifications et histoire

Sur la côte caraïbe, Portobelo fut l’un des ports les plus importants de l’empire espagnol. L’or du Pérou transitait ici avant d’être expédié vers l’Espagne.

Les cinq forts espagnols, classés UNESCO, dominent la baie. Forteresse San Jerónimo, Fort Santiago, les ruines racontent les attaques de pirates et la puissance coloniale espagnole. L’histoire de Portobelo se lit dans ces pierres face à la mer.

Le village conserve une atmosphère paisible. Chaque 21 octobre, la fête du Cristo Negro (Christ Noir) attire des milliers de pèlerins dans une procession spectaculaire mêlant catholicisme et traditions afro-caribéennes.

Conseils pratiques

Durée recommandée : Un premier voyage au Panama nécessite au minimum 10-12 jours pour couvrir les principaux sites sans courir. Trois semaines permettent d’explorer plus en profondeur.

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Meilleure période : La saison sèche (décembre à avril) offre le meilleur climat, mais c’est aussi la haute saison touristique. La saison verte (mai à novembre) apporte des pluies en fin d’après-midi, moins de touristes et des tarifs plus avantageux.

Déplacements : Les vols intérieurs relient rapidement Panama City aux destinations éloignées (Bocas del Toro, Darién). Pour le reste, location de voiture avec chauffeur ou transports privés organisés facilitent les trajets.

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