Le Panama, souvent associé uniquement à son canal, cache un autre trésor : ses 18 parcs nationaux. Ces espaces protégés, véritables sanctuaires de biodiversité, placent le pays parmi les leaders régionaux de la conservation et en font une destination idéale pour l’écotourisme.
Un pont biologique unique au monde
Situé entre deux continents, le Panama joue le rôle de corridor naturel reliant l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud. Cette position en fait un véritable laboratoire vivant, où se rencontrent et cohabitent des espèces venues des deux hémisphères. On y recense plus de 10 000 espèces de plantes, dont une grande variété d’orchidées, ainsi qu’environ 1 000 espèces d’oiseaux : toucans, harpies féroces, colibris et quetzals viennent colorer les forêts tropicales.
Un petit pays, mais un grand acteur de la conservation
Avec seulement 75 000 km², le Panama est l’un des plus petits pays du continent. Pourtant, il protège environ 30 % de son territoire terrestre et marin, un chiffre impressionnant qui le place parmi les plus engagés en matière de conservation. Ses 18 parcs nationaux couvrent des écosystèmes très variés : montagnes, mangroves, récifs coralliens, forêts tropicales humides ou sèches, plages de nidification pour les tortues marines.
Ces zones protégées jouent aussi un rôle vital au-delà de la biodiversité. Les forêts et les espaces marins absorbent d’importantes quantités de CO₂ contribuant ainsi à la lutte contre le changement climatique et à la régulation du climat régional. Certains parcs, comme le Chagres, sont essentiels pour l’approvisionnement en eau : ils alimentent directement le canal de Panama, ressource vitale pour l’économie mondiale. Enfin, ces territoires sont aussi des espaces de préservation culturelle, car plusieurs communautés indigènes y vivent encore en harmonie avec leur environnement, perpétuant des modes de vie traditionnels liés à la forêt et à la nature.
Cette richesse place le Panama au rang de hotspot mondial de biodiversité, aux côtés du Costa Rica ou de l’Amazonie. Mais contrairement à ces destinations déjà très médiatisées, le Panama conserve une aura de discrétion et d’authenticité qui séduit les voyageurs en quête d’expériences plus exclusives.
Une richesse naturelle au service du tourisme durable
Au-delà de leur rôle écologique, les parcs nationaux du Panama sont aussi une invitation au voyage et à l’émerveillement.
Les randonneurs s’attaquent aux sentiers du parc international La Amistad ou grimpent jusqu’au sommet du volcan Barú pour contempler le lever du soleil sur deux océans. Les passionnés d’observation animalière scrutent la silhouette colorée du quetzal, suivent la trace discrète du jaguar ou assistent au spectacle fascinant des tortues marines et des baleines à bosse dans la région de Chiriqui. Les amateurs de fond marin trouvent leur paradis sous-marin dans les eaux cristallines de Coiba, de Bastimentos ou du golfe de Chiriquí, tandis que les férus de culture découvrent le patrimoine historique du Camino de Cruces.
Cette mise en valeur des parcs attire un public en quête d’authenticité, d’aventure et de nature, ce qui distingue le Panama des destinations balnéaires classiques. Elle génère aussi des retombées positives pour les populations locales, grâce à la création d’emplois, l’artisanat ou l’hébergement rural, et incite les communautés à protéger leur environnement comme une ressource économique précieuse.
Trois joyaux inscrits à l’UNESCO
Parmi ces parcs, trois sont également inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, preuve de leur valeur universelle exceptionnelle :
- Le parc national du Darién, véritable jungle sauvage à la frontière avec la Colombie, l’une des plus vastes zones protégées d’Amérique centrale.
- Le parc national de Coiba, qui abrite une biodiversité marine exceptionnelle et des fonds marins comparés aux Galápagos.
- Le parc international La Amistad, partagé avec le Costa Rica, protège les forêts de haute montagne et de nuages.
Le Panama n’est peut-être pas encore la première destination qui vient à l’esprit quand on pense à l’écotourisme, mais ses parcs nationaux prouvent qu’il a tout pour rivaliser avec les géants de la région. Entre nature intacte, faune extraordinaire et aventures inoubliables, ce petit pays n’a décidément rien à envier aux plus grands.
Liste des parcs nationaux du Panama :
Liste des parcs nationaux du Panama
- Parque Nacional Altos de Campana (créé en 1966, le plus ancien du pays)
- Parque Nacional Darién (site UNESCO, le plus vaste)
- Parque Nacional Chagres
- Parque Nacional Camino de Cruces
- Parque Nacional Coiba (site UNESCO, zone marine protégée)
- Parque Nacional Isla Bastimentos (Bocas del Toro)
- Parque Nacional Volcán Barú
- Parque Nacional La Amistad (partagé avec le Costa Rica, site UNESCO)
- Parque Nacional Soberanía
- Parque Nacional Portobelo
- Parque Nacional San Lorenzo
- Parque Nacional Cerro Hoya
- Parque Nacional Omar Torrijos Herrera (El Copé)
- Parque Nacional Sarigua
- Parque Nacional General de División Omar Torrijos Herrera (souvent simplement “El Copé”)
- Parque Nacional Isla de Coiba (parfois distingué avec sa zone marine)
- Parque Nacional Marino Golfo de Chiriquí
- Parque Nacional Santa Fe







