Bienvenue dans la péninsule d’Azuero, considérée comme le cœur des traditions panaméennes. Dans les provinces de Herrera et Los Santos, les fêtes populaires, les danses, les masques et les polleras font partie du quotidien. Y être pendant le carnaval, c’est vivre une expérience bien panaméenne.
Entre villages, artisanat, fêtes populaires et côtes sauvages encore préservées, Azuero révèle une autre facette du pays, plus intime et profondément attachante.
Herrera : histoire et artisanat.
On arrive souvent sur la péninsule d’Azuero par Chitré, une ville calme. Ce n’est pas forcément un lieu où s’attarder longtemps, mais un arrêt intéressant s’impose dans l’ancienne poste, aujourd’hui transformée en musée régional. On y découvre l’histoire de la péninsule à travers des objets du quotidien, des instruments, des photos et plusieurs éléments liés aux traditions locales. C’est un bon point d’entrée pour comprendre ce qui fait l’identité culturelle d’Azuero.
En continuant la route vers le sud, on traverse le village de La Arena, connu depuis longtemps pour ses ateliers de poteries. Les artisans vendent leurs œuvres au bord de la route, et il est très facile de s’arrêter, regarder et acheter directement sur place.
Mais La Arena est aussi célèbre pour son pain traditionnel, appelé el pan de La Arena. Un pain légèrement sucré, cuit au feu de bois, que l’on trouve dans les boulangeries du village.
Puis, au détour d’un virage, Parita. Petit village à l’architecture coloniale, il abrite l’église Santo Domingo de Guzmán. L’intérieur surprend par la richesse de ses autels dorés, préservés avec beaucoup de soin. On entre souvent pour quelques minutes, et on reste plus longtemps que prévu, dans le calme frais du bâtiment.
A l’entrée de la province de Herrera, juste avant Chitré, un détour possible mène au Parc national de Sarigua. Seule zone désertique du Panama qui s’étend sur 80 km carrés. Le paysage y est singulier, presque lunaire, et contraste fortement avec les collines vertes de la région.
Los Santos : terre des traditions.
En continuant vers le sud, nous quittons la province de Herrera pour entrer dans celle de Los Santos. Ici, la fête n’est pas seulement un moment de l’année, c’est une façon de vivre. La musique, les danses, les costumes et les récits se transmettent encore dans la rue, autour des places et des maisons ouvertes.
À Las Tablas, le carnaval est une histoire que tout le monde peut raconter, même hors saison. Les habitants parlent encore des rivalités amicales entre Calle Arriba et Calle Abajo, des fanfares, des chars et des défilés. On n’a pas besoin d’être là en février pour sentir l’énergie : elle flotte encore dans l’air, comme un parfum.
Un peu avant, le village de Guararé mérite un arrêt, surtout si vous voyagez en septembre. C’est ici que se tient la Fiesta de la Mejorana, l’un des festivals folkloriques les plus importants du pays. Pendant plusieurs jours, musiciens, danseurs et habitants se rassemblent en tenue traditionnelle pour célébrer les traditions rurales : chants, tambours, danses. Attention c’est bruyant, c’est panaméen.
Au cœur de toutes ces célébrations, il y a la Pollera. L’une des tenues traditionnelles les plus chères du monde. Une tenue qui ne se regarde pas seulement : elle se respecte. Broderies fines, dentelles, bijoux hérités. Quand on la voit portée lors d’une fête ou d’un défilé, on comprend pourquoi elle est considérée comme un trésor national. Elle raconte l’histoire des femmes, des familles, des fêtes et du territoire tout entier. Chez Terra Panama, nous travaillons avec les acteurs locaux de ce savoir-faire. Une robe de Pollera prend 1 an de fabrication et vous pouvez en apprendre plus sur cet art textile !
Los Santos : une côte sauvage et de petits villages de bord de mer.
En descendant vers le sud de la péninsule, la côte devient plus sauvage et plus ouverte. Ici, les villages se succèdent doucement.
Pedasí est un petit village de pêcheurs qui a conservé une ambiance simple et tranquille. C’est aussi le point de départ pour Isla Iguana, une réserve naturelle très contrôlée connue pour être la plus grande zone de nidification de frégates du Panama. Sur place, on observe facilement les iguanes, on nage dans une eau claire. En saison les baleines sont tout près.
À environ 40 minutes de route, Playa Venao, dans une grande baie réputée pour le surf et la fête. L’ambiance y est plus dynamique : cafés, auberges, écoles de surf, soirées face à la mer. Ceux qui préfèrent le calme pourront explorer les plages voisines, souvent moins fréquentées.
En continuant, la route mène jusqu’à Cambutal. Le village se mérite, la route étant dans son jus, mais l’atmosphère change complètement. En saison, c’est aussi un bon endroit pour observer les baleines.
Enfin, Isla Cañas est connue pour ses mangroves et pour être l’un des principaux sites de ponte de tortues marines. Les visites de nuit se font avec des guides locaux, dans le respect des animaux, pour assister à ce moment sans les déranger.
L’intérieur de la Péninsule est une zone très peu voir pas du tout développée. Azuero est une région qui se découvre doucement. Entre artisanat, fêtes populaires et plages, on y ressent une culture vivante et profondément ancrée. Ici, traditions et quotidien se mêlent naturellement. On touche au Panama authentique.







